Mardi 26 avril 2011 2 26 /04 /Avr /2011 23:00

 

 

L'écologie est une science. Elle est née, il y a 30 ans, avec la découverte de la pollution. Bien différente des autres sciences de la nature comme mon bon maître Allègre le rappelle souvent. En effet, c'est la seule où personne n'est d'accord avec personne et où rien n'est certain. Elle n'obéit pas non plus au principe de non-contradiction...Par exemple, elle affirme qu'un climat peut à la fois se réchauffer et se refroidir. Elle n'hésite à se servir ni de la magie en transformant le Co2 en dollars ni de l'alchimie en fabriquant  de l’ « or vert ».

 

Ses grands théoriciens sont Brigitte Bardot, Nicolas Hulot, Al Gore, NKM, le maire de votre ville, ses adjoints et les conseillers municipaux.

 

Ses deux principaux paradigmes sont le propre et le durable.

 

Grâce à l'écologie, vous ne verrez plus de résidus flotter sur la rivière derrière chez vous, ils seront rejetés directement dans l'océan à des kilomètres de là .On  appelle cela la HQE. De même, en France,  nos  centres villes  resteront propres à condition d'y faire circuler des 4x4 dont la fabrication est postérieure à 1997.D'ailleurs, pour garantir le bon usage de ces pratiques, l'écologie a choisi comme directrice une citoyenne du nord spécialiste du nettoyage judiciaire.

 

Pour respecter la nature, tout doit être durable. Grâce aux agro-carburants de nombreux pays d'Afrique ou d'Amérique seront durablement appauvris.

 

Enfin, pour éviter la disparition des espèces, elle recommande la reproduction des petits chiens portables adaptés au  panier du vélib. Pour préserver baleines et cétacés, le tsunami est également considéré comme une bonne solution , les pêcheurs n’ayant plus de bateau.

 

Comme vous le constatez l'écologie est avant tout une science empirique.

 

Par I WILLSURVIVE
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Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 02:19

 

La leçon (1)

 

La leçon de ce jour sera consacrée aux apports extraordinaires des sciences du XXIème siècle

à partir de ce que nous apprennent les médias.

 

Commençons par la physique : la terre est ronde, ce qu'ignorait le XXème siècle, et les vents soufflent d'est en ouest comme le montrait la télévision hier. Il n'est pas exclu que cette semaine, ils soufflent également d'ouest en est. Notez qu'au XXème siècle on croyait qu'ils ne soufflaient que par intermittence et pouvaient s'arrêter!

 

Poursuivons par les mesures physiques et biologiques. Pour calculer la dose de radioactivité reçue par un Français ce mois ci, il faut utiliser exclusivement la division. En effet, cette dose est dix mille fois inférieure à celle qu'il a reçue en 1986, elle-même dix mille fois inférieure à celle qu'il a reçue pendant les essais nucléaires, elle même dix mille fois inférieure à celle des années 60, elle même dix mille fois inférieure à celle des scanners. Ne cherchez donc pas à obtenir une mesure précise, ce n'est pas une procédure correcte....Notez que l'addition, si elle était possible, serait rigoureusement interdite, hors protocole.

 

De toutes façons, la seule mesure intéressante c'est celle que vous recevez en vous approchant de la roche granitique : radioactivité naturelle qui nous montre bien que l'énergie nucléaire est sans danger réel.

 

Enfin, leçon d'économie. Le principe est le suivant : un battement d'aile de papillon irradié au Japon a pour conséquence une augmentation du kilowat heure d'EDF en France.C'est ce que l'on nomme « hyperlien ».

 

La semaine prochaine, la leçon sera consacrée à l'écologie.

 

Par I WILLSURVIVE
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Mardi 28 décembre 2010 2 28 /12 /Déc /2010 13:59

 

Vacance du sujet, vacance du pouvoir

 

Agiter les menaces de despotisme en 2007 à l’occasion des élections présidentielles relevait de l’exercice d’un style démodé … Un glissement gouvernemental avait déjà bouté les règles de l’art hors de la discipline, de l’idéologie, des modèles à imiter ou auxquels s’identifier. Les comportements n’ont plus à être l’objet d’injonctions à obéir ; les individus dépourvus d’unité, littéralement décomposés (les « dividus » selon Deleuze), n’intéressent plus un « pouvoir » sans projet ni hypothèse de gouvernement… (être dans l’ « opposition »est donc aujourd’hui la situation la plus intenable et la plus tautologique ! Malheureux PS !).

 

L’indistinction progressive entre les modes de production du savoir et les instruments et modalités du pouvoir, comme Foucault l’avait annoncé, a rendu toute forme de fonctionnement disciplinaire désormais obsolète.

 

Antoinette Rouvroy et Thomas Berns[1] présentent dans un texte récent le successeur d’un individu qui en s’assujettissant aux normes devenait « sujet »

(toujours capable de réflexion sur la règle ou la norme morale) : «  l’être numérique », ensemble de coordonnées sur des tables statistiques de calcul actuariel, correspondant à de multiples facettes d’existence, créature de la nouvelle gouvernementalité[2] algorithmique. Structurer son champ d’action possible ne relève plus d’une contrainte ni d’injonctions ou de menaces de sanction, le pouvoir vise le contrôle de son devenir à partir des données qu’il céde sur le détail de sa vie.

 

 Le nouveau pouvoir statistique s’appuie sur l’existence de dispositifs technologiques qui traduisent les comportements digitaux « attitudes, choix, préférences exprimées, trajectoires, activités et interactions humaines [3] » en données conservées par défaut, stockées, prémisses de la future « mémoire digitale totale », procédures préliminaires du « data warehousing ».

 

 Ensuite, le « data mining », technologie axée sur la prédictivité, l’anticipation, (Application  de l’analyse statistique et modélisation dans le but de découvrir les structures cachées et les relations subtiles entre les données et d’en inférer des règles permettant la prédiction de résultats futurs[4]) constitue la seconde étape du processus technologique. Il fait émerger à partir du « réel brut » des vérités statistiques parfaitement objectives sans être déformées par la recherche d’une causalité «  importée ».

 

 Indifférence aux causes, triomphe et force de l’induction et de l’immanence caractérisent le savoir rationnel prédictif des algorithmes de corrélation statistique. Le profilage n’est plus associé à chaque personne, ne prend pas en considération l’individu en tant que tel, n’identifie pas, il est au service d’un pouvoir qui veut maîtriser « à un stade préconscient, ce que peuvent les corps »[5], prédiction et préemption de comportements susceptibles d’être anticipées sans qu’il soit nécessaire de tenir compte de l’histoire et de l’identité de « sujets »…Ce savoir ne vise personne mais  des virtualités (d’achat, de fraude, de vote, d’apprentissage…).

 

Citoyens, tout va désormais se passer comme si la réalité même de vos corps statistiques appelait telle ou telle modalité du pouvoir, telle action normative. Extraordinaire « ruse de la raison », faudrait –il  ajouter à l’analyse d’ A.Rouvroy et T. Berns, que cette inversion du processus d’élaboration des normes. La norme ne domestique plus les corps : elle est domestiquée par eux !

 

Big Brother, le grand Ennemi, n’existe pas, c’est nous qui l’engendrons par la moindre de nos actions. Nous sommes gouvernés par le reflet normatif de nos traces les plus infimes, par la multitude de nos profils que le pouvoir (vide) nous renvoie !

 

Quoi de plus inoffensif que d’être gouvernés par sa propre loi ? Rousseau se retournerait pourtant dans sa tombe devant l’impossibilité pour chacun de désobéir ou de se rendre compte de ce qui le fait agir !

 

Les auteurs constatent que notre manière habituelle de penser juridiquement les normes ne correspond plus à la réalité des pratiques de gouvernementalité algorithmique. Elles rendent caduque et inadéquate toute forme de protestation au nom du respect de la vie privée et des données à caractère personnel, du sujet de droit, si représentative des combats politiques d’aujourd’hui. Il faut que soit désormais définie une perspective juridique cohérente et adéquate qui réponde aux contraintes que font peser sur les sujets l’immanence et l’efficacité de la gouvernementalité algorithmique. Trois métadroits seront nécessaires : droit à l’oubli, à la désobéissance, droit de (se )rendre compte.

 

Le véritable danger de ce type de gouvernementalité réside dans l’absence de finalité spécifique (ou du flou qui l’entoure) du recueil des données toujours« dividuelles » (fragmentaires, partielles) qui le légitime. Le consentement subit un déplacement sur le plan juridique, il devient impossible de contester une norme statistique ou de consentir de manière pleine. Ce à quoi nous « consentons » ou plutôt ce que nous acceptons sans même nous poser la question, sans « nous rendre compte »,  c’est de céder des données dont nous ne savons pas quel emploi va en être fait. L’individu doit avoir le droit d’effacer les données de son corps statistique, de remettre le compteur à zéro…

 

Ensuite, comment se rebeller contre l’insaisissable manifestation du pouvoir algorithmique ? Le principe de la contestation des normes, fondateur du droit ne peut plus être respecté. D’ailleurs comment contester des normes statistiques, systématiquement légitimées ? Le  pouvoir ne sanctionne plus des actes illégaux, il tend à les rendre impossibles (Le film de Spielberg Minority report illustre cette évolution ). Dans ces conditions, l’individu pris dans des dispositifs préventifs et préemptifs n’aura pas la possibilité de se rebeller contre l’insaisissable manifestation du pouvoir algorithmique.

 

Enfin, se rendre compte de ce qui nous fait agir , comme en rendre compte est essentiel. Or, la gouvernementalité algorithmique rejette toute causalité, toute interprétation, elle se fonde sur le déjà là du sens, fait accompli.

 

 

Cette adaptabilité supposée du droit restera sans doute un vœu pieux, l’action en aval semble impossible. Aussi la conclusion de l’article met-elle en lumière la nécessité d’une problématisation politique sous forme d’une critique généalogique des dispositifs technologiques, c’est-à-dire des modes de production du savoir algorithmique, de l’intérieur, en amont.

 

 Dès le stade du design technologique dans les consortiums européens de recherche financés par l’Union européenne, il faudrait associer aux concepteurs technologiques et aux industriels, des équipes de sciences humaines.

 

Gageons que le questionnement de ces modérateurs (ou médiateurs ?) ne modifiera en rien les décisions de mise en place des dispositifs.  Vacance du sujet, vacance du politique mais plénitude de la techno-science.

 

  <a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/"><img alt="Contrat Creative Commons" style="border-width:0" src="http://i.creativecommons.org/l/by-nc-nd/3.0/88x31.png" /></a><br /><span xmlns:dct="http://purl.org/dc/terms/" href="http://purl.org/dc/dcmitype/Text" property="dct:title" rel="dct:type">vacance du sujet, vacance du pouvoir</span> by <a xmlns:cc="http://creativecommons.org/ns#" href="cogitoergosum.over-blog.net" property="cc:attributionName" rel="cc:attributionURL">cogitoergosum</a> est mis à disposition selon les termes de la <a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/">licence Creative Commons Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported</a>.<br />Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à <a xmlns:cc="http://creativecommons.org/ns#" href="over-blog.net" rel="cc:morePermissions">over-blog.net</a>.


[1]Antoinette Rouvroy et Thomas Berns .Le nouveau pouvoir statistique, in Big Brother n’existe pas, il est partout, Multitudes. No 40.

[2] Gouvernementalité = tout ce qui gouverne le champ d’action des individus, forme de pouvoir non réductible à l’institution

[3] Note 2 page 90, opus cité.

[4] Définition de l’United States General Accounting Office cite par Antoinette Rouvroy et Thomas Berns.

[5] Page 93, opus cité.

Par I WILLSURVIVE
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Mercredi 17 novembre 2010 3 17 /11 /Nov /2010 13:38

 

La paresse épistémologique

 

Une émission de France Culture consacrée à Internet, des livres, articles, blogs, posts par centaines célèbrent la REVOLUTION numérique dans un déluge de superlatifs et de pléonasmes – Internet est une révolution parce qu’Internet est une ré-vo-lu-tion !

 

A l’opposé , des intellectuels technophobes inversent le sens de la marche et répètent à l’envi qu’Internet est pornographe, pédophile, subversif, et dangereux pour la préservation des libertés, la mémoire de l’individu et de l’humanité. Comment sortir de ce manichéisme  ? 

 

Dans les deux cas, la mythification d’un objet technoscientifique  est à l’œuvre. Comme l’écrit Lucien Sfez dans « Technique et Idéologie », aujourd’hui, Internet s’inscrit dans une liste d’ « objets-moments » : le moulin à eau, la roue, la machine à vapeur, l’imprimerie, théorisant le « PROGRES ». Objet passerelle « Internet incite à joindre les contraires, à en faire une seule entité, dans une formule qui est le véritable chiffre du réseau contemporain,  un fétiche. De l’objet fétiche, en effet, il a les traits suivants : il est une partie valant pour le tout dont il résume et compacte les caractéristiques ; il est petit donc maniable manipulable en tant que tel il peut être sans cesse touché, modifié, emporté, on l’emmène partout avec soi. » Et surtout, le fétichisme permet d’éviter les analyses fines et de se rassurer grâce à la référence à un déterminisme primaire qui repose sur un certain nombre de présuppositions dont la plupart, paradoxalement, veulent ignorer la nature technoscientifique de l’objet Internet.

 

 Un livre paru en 2010 La grande conversion numérique  de Doueihi témoigne de cette étrange démarche épistémologique. Soucieux de donner une version humaniste de la révolution Internet, l’auteur avance un certain nombre d’hypothèses dont la plupart sont des poncifs : nouvelle culture, nouvelle civilisation, apparition d’une « compétence numérique », universalisation de l’auteur mais aussi  existence de programmateurs lettrés ….

 

Première superlativité selon  Doueihi, je cite :« La culture numérique(entendons Internet) cesse d’agir au service d’identités culturelles et politiques spécifiques pour faire identité elle est technique de remodelage et de définition d’une nouvelle civilisation ».

 

« L’un des aspects les plus prometteurs et selon certains les plus inquiétants de l’environnement numérique est son impact immédiat sur la culture au sens large, sa restructuration accélérée et presque irrésistible des valeurs culturelles » 

 

La superlativité fait peu de cas de l’histoire…Le rejet du principe d’autorité, de la culture humaniste se manifeste en France dès 68. Lente et inéluctable détérioration des « valeurs culturelles » dont le signe le plus évident comme le disait Sollers, toujours très clairvoyant, est que la littérature française, avant la seconde guerre mondiale était produite par des auteurs est devenue celle des auteures… signe évident de sa mort annoncée, selon Philippe….Parallèlement, la publication de ces nouveaux livres « l’histoire dont vous êtes le héros » et les manipulations oulipiennes constituaient les petits cailloux de la dégradation de la notion d’ « auteur ». La parturition de l’auteur universel s’étend sur pas mal d’années : elle est le résultat de phénomènes plus complexes que la substitution de l’algorithme à l’encre…

 

Pourquoi donc aujourd’hui faire d’Internet un deux ex machina alors que la dévaluation de la culture néo-humaniste a envahi tout la champ social depuis longtemps comme le montre Peter Sloterjick dans son article sur le « parc humain »?

 

Ensuite poser comme hypothèse qu’Internet dissout les identités culturelles  ne les sert plus et « fait identité » présuppose d’abord qu’une technologie a, SANS MEDIATION, un impact sur l’ensemble des cultures humaines mais surtout confond l’apparition des réseaux où s’expriment les digital natives  c’est-à-dire de nouveaux dispositifs de communication générant de nouvelles habitudes, proches de phénomènes de mode, avec la naissance d’une identité numérique. Internet est au service de toutes les cultures, les fait subsister, s’étendre et vivre,  y compris dans le domaine  politique (possibilité de s’exprimer en régime dictatorial ou totalitaire)

 

Seconde proposition : la naissance de la « compétence numérique ». Ce concept ne s’éclaircit guère au cours des quelques 300 pages du livre …Sous ce terme on réunit pêle-mêle les réparateurs , les utilisateurs qui se font codeurs-programmeurs (sur injonction commerciale du type « Vous rêvez de créer votre widget ? Apple vous permet de le faire avec Dashcode » ), les hackers, et enfin une nouvelle catégorie sociale les « lettrés numériques  »(application de l’hypothèse de Douehi  selon laquelle la culture humaniste peut être sauvée ! ). Ces derniers écrit-il, pratiquent « (…) une nouvelle forme d’écriture d’auteur qui produit simultanément des instructions pour les ordinateurs et un discours adressé aux autres pour qu’ils le lisent l’interprètent et le modifient ».

 

La compétence numérique est donc liée à celle d’auteur, universel, entendons, car nul n’entre ici s’il se prévaut de quelque DPI ! Ici , il faut comprendre que grâce à Internet, plus personne ne peut monnayer son écriture … ni les écrivains (O Houellebecq !)ni les chercheurs en sciences humaines à l’inverse de leurs pairs des laboratoires scientifiques dépositeurs de brevets fort largement rémunérés. Retour à la case culture : gratuité pour l’inutile ! Notons que les digital natives consentent sans réticences à rémunérer au dela du raisonnable les « créateurs «  du hardware : playstations, ipad, iphone, smartphones en tous genres….

 

D’autre part, face à un dispositif comme Internet, Douehi, comme la majorité des « épistémologues » du numérique « oublie » dans son analyse de la compétence  numérique qu’il s’agit d’abord, ensuite et enfin d’ objets techno-scientifiques. Par conséquent, elle se règle sur des savoirs scientifiques(mathématiques, physique,logique, informatique) ou des savoir faire ingénieur. Ce qui signifie qu’en créant un Widget , j’accomplis une action  pré-programmée. Mais aussi que la véritable révolution numérique a été silencieuse, cela a eu lieu depuis longtemps, dans les ateliers, les bureaux, les laboratoires, où les compétences acquises assujettissent à des normes qui structurent efficacement comportements individuels et collectifs.

 

Ainsi, le fétichisme Internet repose sur un phénomène contre lequel G. Simondon a commencé à lutter : l’absence d’une véritable réflexion philosophique sur la technique. Même si cette paresse épistémologique prend aujourd’hui la forme perverse d’une « conversion » , en effet,  de type religieux , les nuages, les «  merveilleux nuages » ….

 

 

<a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"><img alt="Contrat Creative Commons" style="border-width:0" src="http://i.creativecommons.org/l/by-nc-nd/2.0/fr/88x31.png" /></a><br />This création is licensed under a <a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/">Creative Commons Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.0 France License</a>.

Par I WILLSURVIVE
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Samedi 21 août 2010 6 21 /08 /Août /2010 15:54

Tous les philosophes s’appellent Michel

 

La revue « L’autre côté » dénoncait récemment les avatars de la French Theory en s’attaquant à tous les« foucault-philes » et « foucaulâtres » qui se réclament de l’héritage des sixties. Le biopouvoir serait devenu la référence obligée d’un conformisme subversif , Michel Foucault poursuivant son règne postmortem grâce à ses majorettes  nordaméricaines, Judith Butler en tête.

 

Par bonheur, la France a vu naître et grandir un nouveau roi : Michel II, créateur du PP (positivisme populiste) capable de porter les espoirs d’une nouvelle génération enfin débarrassée de l’idéologie soixantehuitarde si juste cible de l’ire du jumeau de notre roi : Nicolas.

 

Le philosophe est désormais en accord avec le politique, le philosophe est celui qui dit officiellement « OUI » à la normalité dans tous les domaines. D’ailleurs, sa Grâce Michel II avait déjà accepté d’aider Nicolas pendant sa campagne  en 2007 lorsqu’il prônait à la télévision d’encourager toute action visant à éliminer des « tares » innées, tout en faisant semblant d’affirmer ses différences en bon jumeau qui se respecte.

 

 En réalité,Michel II écrivait alors (citons le à nouveau) sa déclaration de philosophie positiviste : « Pour tout être à venir la santé parait préférable à la maladie, la validité au handicap, la vitalité à la débilité, la forme à la méforme, le normal à l’anormal. Et quiconque préfère la maladie, le handicap, la débilité la méforme et l’anormal, voire quiconque récuse l’existence de ces catégories me semble ontologiquement criminel dans son refus d’agir s’il existe une possibilité transgénique d’évitement  ».

 

Notre roi des philosophes se devait donc d’attaquer le Gourou de l’Anormalité, Freud le Monstrueux, dont l’œuvre reflète la vie malsaine et perverse salissant la pureté de l’enfance et de la famille. Les manœuvres des anciens soixanthuitards pour imposer ses tours de Magie ne passeront plus ! Place à la Science, place aux TCC et à la transgénie! On raconte que bientôt Nicolas va donner le nom de Sa Majesté Michel II à une rue de Neuilly pour sa contribution à l’éradication de la psychanalyse.

 

Mais les honneurs n’intéressent pas notre roi, ce qui lui importe c’est d’être aimé du peuple ! Pas de positivisme sans populisme. Pas de populisme sans média. Notre bon roi a rassemblé ses ouailles , les oubliés de la culture, les ex mauvais dans les matières littéraires, les non diplômés, bref, toute la virginité philosophique dans l’oreille de laquelle il déverse depuis plusieurs années son RGV, Récit à Grande Vitesse. Il a créé lui-même son Versailles, l’université populaire comme dirait Michel I un dispositif à fabriquer des ignorants….

 

Michel II a su donner au peuple ce qu’il attendait depuis longtemps : une Saga philosophique en images avec épisodes et rebondissements. Le concept sans effort, comme la gymnastique ou l’amaigrissement. Epicure,  Platon comme si vous y étiez. Plus belle la philosophie.

 

Notre bon roi et son jumeau, le savent , le peuple ne reconnaît que ceux qui parlent comme lui, aussi , admirons la franchise de Michel II dans ces expressions bigardiennes, saisies au vol, dans une émission « j’ai trouvé ça drôle que Freud ait des problèmes de trou de balle » ; « Freud nous dit  que la solution c’est tromper bobonne » !

 

 

Valeureux Michel dont l’authenticité force tous les barrages linguistiques des élites françaises !« Trou de balle », voilà un mot qui nous parle, un mot plein de chair comme tous ceux qu’il utilise. Son jumeau parle parfois de « pauv’con », un autre mot bien de chez nous. D’ailleurs, Michel II connaît si bien son public qu’il prend soin de répèter 200 fois la même chose à l’écrit comme à l’oral  (Freud le cocainomane, l’incestueux, l’adultère, le conquistador)

 

Jamais nous ne saluerons assez son action prophylactique contre les maisons closes de la psychanalyse. Le peuple est heureux que la philosophie française ait son Karcher à la main. Son œuvre est déjà sur Ipad, surtout ne perdons pas sa trace !

 

 

 

<a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"><img alt="Contrat Creative Commons" style="border-width:0" src="http://i.creativecommons.org/l/by-nc-nd/2.0/fr/88x31.png" /></a><br /><span xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" href="http://purl.org/dc/dcmitype/Text" property="dc:title" rel="dc:type">tous les philosophes s&#39;appellent Michel</span> by <a xmlns:cc="http://creativecommons.org/ns#" href="http://cogitoergosum.over-blog.net/" property="cc:attributionName" rel="cc:attributionURL">I will survive</a> est mis à disposition selon les termes de la <a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/">licence Creative Commons Paternité - Pas d&#39;Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.0 France</a>.

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